Revue trimestrielle du CAFAG – Numéro 9 (Conseil Africain Franco-Arabe pour les Grades)
L’usage massif des smartphones dans la ville de Butembo a engendré une dépendance appelée nomophobie, caractérisée par la peur d’être séparé de son téléphone. Cette dépendance influence fortement l’identité personnelle des jeunes, leur santé mentale ainsi que leurs relations sociales. Les jeunes passent davantage de temps connectés virtuellement, au détriment des interactions face à face, ce qui créé un isolement social et une anxiété notable lorsqu’ils sont privés de leurs appareils. Les résultats de cette étude, basée sur une enquête auprès de 309 jeunes utilisateurs de smartphones Android, montrent que la nomophobie engendre stress, anxiété, troubles de la concentration et un sentiment de solitude. L’usage intensif du téléphone modifie aussi la perception de soi, poussant certains à rechercher une validation sociale en ligne, parfois au détriment de leur bien-être psychologique. Ainsi, la nomophobie agit comme un frein à la qualité des relations humaines réelles, augmentant la virtualisation des échanges et fragilisant la santé mentale. Ce phénomène observé à Butembo, illustre une problématique globale liée à l’omniprésence des technologies mobiles dans la vie quotidienne.
Mots clés : nomophobie, identité, santé mentale, relation sociale.